Classé dans : En vrac | Mots-clefs: antropomorphisme, autonomie, clonage, créateur, créature
L’homme a construit sa ville et lui a donné son indépendance. Autonome, celle ci peut répondre a son créateur, c’est ce que nous avions appelé façonnement réciproque. Nous avons évoqué dans ces articles à quel point la ville s’apparente à l’homme, son aspect antropomorphique, sa typologie son organisme, son langage, sa capacité à percevoir, ressentir, s’adapter, muter…
Julien Gracq dit: “la forme d’une ville change plus vite que le coeur d’un mortel”
Après avoir créée la ville à son image, l’homme recrée l’homme, toujours à son image.
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VILLE ANTHROPOLOGIQUE - C.Daragon, E.Thines, L.Mazoyer, Cl.Torrente
I/ FORMES MIMÉTIQUES
- Représentation et perception, G. FEUERSTEIN, Biomorphic architecture, human and animal forms form architecture
- NY : un corps, 3 névroses et 2028 blocs, A. Vidler , The b-b-b-Body : Block, Blob, Blur, The body in architecture
- Du corps à l’homme, de l’espace à l’architecture, Bernard Salignon, l’architecture au corps
- Projection
- Bilan mi-parcours
- Proportions humaines
-”L’Homme est la mesure de toute chose”
-New York Cellule
-Ville Organique
II/ INTERACTION
- Ville Morte
- Façonnement réciproque : E.T.Hall, la dimension cachée
- La ville et l’homme : un phénomène biologique, H.Laborit, L’homme et la ville
- Manhattan au naturel, Richard Shusterman
- Langage
- Processus inverse
- Organisme, RK, NYD, Chap 5
III/ EXPERIENCE DE MANHATTAN
- Le ballet des architectes, RK, NYD, chap 4 les théoriciens du gratte-ciel
- Mégalomanie, RK, NYD, Chap 4 , Les théoriciens du gratte-ciel
- Expérience d’une monumentalité, RK et Sullivan, NYD, chap 4, la double vie de l’utopie
- Paradoxe naturel, G.Bachelard, La poétique de l’espace
- Sport, RK, NYD, Instabilité définitive, Chap 4
- Citations, M. Perelman, Construction du corps fabrique de l’architecture ; R.K, NYD, Downtown Athletic Club
IV/ EN VRAC
- L’alphabet de la ville, M. Zardini, Sensations urbaines, une approche différente à l’urbanisme
- City Head, Shiiten
-Nous resterons sur la terre
- New York et l’Homme selon Baudrillard
- Masse individu, Dali
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qu’est ce qu’une ville si ce n’est une imbrication d’échelle?Qu’une mise en abîme?

« Pourquoi les gens vivent-ils à NY ? Ils n’y ont aucun rapport entre eux. Mais une électricité interne qui vient de leur pure promiscuité. Une sensation magique de contiguïté, et d’attraction pour une centralité artificielle. C’est ce qui fait un univers auto-attractif, dont il n’y a aucune raison de sortir. Il n’y a aucune raison humaine d’être là, mais la seule extase de la promiscuité. »
«Le marathon de NY est devenu une sorte de symbole international de cette performance fétichiste, du délire d’une victoire à vide, de l’exaltation d’une prouesse sans conséquence […] Il y a le même effet d’inutilité dans toute exécution d’un programme, comme dans tout ce qu’on fait pour se prouver qu’on est capable de le faire […] Faut-il continuellement faire la preuve de sa propre vie ? Etrange signe de faiblesse, signe avant-coureur d’un fanatisme nouveau, celui de la performance sans visage, celui d’une évidence sans fin. »
« La rue Américaine ne connaît peut-être pas de moments historiques, mais elle est toujours mouvementée, vitale, cinétique et cinématique, à l’image du pays lui-même, où la scène proprement historique et politique compte peu, mais où la virulence du changement, qu’il soit alimenté par la technologie, la différence des races, les medias, est grande : c’est la violence même du mode de vie. »
Jean Baudrillard, Amérique
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Une ville est considérée comme morte dès qu’elle se voit désertée par les Hommes. Preuve qu’elle a été « vivante » et ce uniquement grâce à son lien d’interdépendance avec son créateur.
« Par ailleurs, la ville est le lieu qui, chez Le Corbusier, favorise par excellence l’accomplissement sportif. »1
« La forme de l’espace construit s’aligne historiquement sur celle du corps athlétique et mécanisé. »2
Marc PERELMAN, Construction du corps fabrique de l’architecture, Les éditions de la passion, 1994, p 128-129 (bibliothèque Forney)
« Avec le downtown athletic club, le gratte ciel est utilisé comme un condensateur social constructiviste: une machine à engendrer et à intensifier les modes de rapports humains les plus désirables. » 3
« Mais l’ascension vers les étages supérieurs de la structure qui correspondent implicitement à la conquête d’une forme physique « optimale » s’effectue à travers des territoires jamais encore foulés par l’homme. » 4
« Une telle architecture est une manière aléatoire de « planifier » la vie elle-même; dans la juxtaposition fantasmatique de ses activités, chacun des étages du club est un développement distinct de l’intrigue imprévisible qui exalte la soumission totale à l’instabilité de la vie dans la métropole. »5
Rem KOOLHAAS, New-York délire, Ed Parenthèse, 2002 (éd originale 1978), p152-159
http://www.cerium.ca/Questions-sur-les-Etats-Unis-et-le,1619